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Corneille Illusion comique et Le Cid

 

©Scherer

« L’intérêt pour la variété des techniques n’a jamais fait oublier à Corneille la diversité infinie du cœur humain, et ses explorations psychologiques sont très nombreuses ».

 

©MATAMORE

 

Mensonge et vérité Scherer :

Matamore « son usage du double registre entraîne toute réalité dans l’ère du soupçon. Par lui tout est mensonge. Dès lors, la révélation d’un mensonge ne peut constituer une vraie réalité : celle-ci est elle-même un mensonge pour à nouveau plus fondamental et ainsi de suite, théoriquement jusqu’à l’infini ».

 

Enumération des choses de la maison quand dit qu’ion va détruire la maison d’Isabelle : profusion théâtrale, la parole se fait acte + allégorie à la falstaff. C’est le théâtre qui est ce tout prodigieux et cette parole-acte. Matamore est le pouvoir du théâtre et s’il disparaît à l’acte V, à mon sens à moi Sabrina, c’est que l’acte 5 = le pouvoir théâtral en marche illusion partout puisque théâtre dans le théâtre dans le théâtre. Cette double mise en abyme fait disparaître Matamore qui certes n’est pas de dimension tragique, mais aussi parce que sa fonction est alors celle de tout l’espace de représentation.

 

Matamore établit constamment liens entre imaginaire et réalisme qui constituent pièce

« sa dialectique du mensonge qui est infaillible au niveau des mots, annihile sans cesse l’action au profit du discours. C’est pourquoi il est condamné à échouer sans cesse. Dans sa double nature, la vraie lâcheté l’emporte nécessairement (…) sa faillite amoureuse n’est que l’écho de sa faillite militaire ».

 

Corneille prend un évident plaisir à jouer du stéréotype que constitue matamore : avec lui il peut exhiber la puissance du verbe – et ses limites- : le théâtre va au-delà-, une puissance altérée par le fait qu’aucun des « spectateurs » du capitan, dans la pièce, ne tombe dans l’illusion ; en revanche, C et I lui font croire qu’ils sont dans l’illusion et se joue de lui : quand Clindor raconte des exploits que Matamore n’a même pas inventé celui-ci ne dénie pas « je l’avais oublié » : pris dans son mensonge , au point de ne plus savoir si vrai ou faux : mythomanie.

 

 

© GLOIRE

Scherer

« Si la notion centrale (…), pour lui comme pour ses contemporains, est celle de « gloire » , elle a des emplois radicalement opposés, elle enseigne le devoir dans le cid (…) mais ne se refuse pas l’odieux, ni même la perversion, dans (…) la mini-tragédie expresse du 5e acte de l’Illusion comique ».

 

©STRUCTURE DU CID

Attention : deux ébauches d’intrigue dès la première scène : le mariage de Chimène et la nomination du comte qui va aux nouvelles en sortant de la première scène pour savoir qui le roi a choisi. Dialectique du sentiment engagé dans un monde historique.

 

©Chimène

est le personnage qui parle le plus : stratégie judiciaire rôle d’accusatrice. Sa parole est au 1e plan mais il suffit de quelques clefs pour la mettre en échec, parce que l’action de celui qu’elle poursuit se situe hors du plan de la loi : au début sa revendication peut être légitime car père mort, mais celui-ci est puni parce qu’il n’est pas resté soumis aux décisions du roi…donc sa mort – contrairement à ce que tu as marqué- est pour moi  tragique dans le sens où elle marque la sanction de l’Até et de l’hubris : préfère que le royaume meurt plutôt que de faire des excuses et reconnaître ses tords. Après, Rodrigue devenu Cid a sauvé son pays : La volonté individuelle de Chimène va à l’encontre du salut de son pays. En ce sens son entêtement est aussi hubris.

Elle est le pôle majeur : pièce ponctuée par ses rencontres avec les autres personnages au point que suppression 1e scène après. Tous la regardent et chacun devient spectateur de sa passion quand le roi fait son piège. Dans l’euphorie de la victoire on se joue de son deuil. La mort du Comte son père n’a plus d’importance du moment qu’elle aime. En choisissant un combattant qui n’est pas de taille Chimène ne s’élève pas au rang héroïque et Léonor remarque bien qu’elle accommode les faits pour pouvoir donner un visage éthiquement correct à sa passion : faire croire qu’elle est forcé officiellement par le roi et l’issu du duel. Rodrigue = Roméo mais Chimène pas Juliette. Elle apparaît dans les paroles de Léonor comme un fin stratège à la manière de Lise. Elle reste au niveau de la comédie.

 

©EPREUVE INITIATIQUE DE RODRIGUE

Doubrovsky

« L’essence de la filiation (…) veut que la maîtrise ne soit héritée que pour être méritée : « Montre toi digne fils d’un père tel que moi »(I,5) »

« Viens, le fils dégénère/ Qui survit un moment à l’honneur de son père » s’écrie le Comte ( II, 2) « A moins d’être instantanément démentie, la dégénérescence du fils reste toujours possible »

. nécessite sacrifice en lui-même Rodrigue comprend que « le vrai combat contre autrui se double d’un combat contre soi ».

Dans les stances, pas que modulation de la douleur, il y a élévation d’une pensée. Tandis que Chimène ne cesse de descendre, Rodrigue ne cesse de s’élever.

Moi :

A la fin c’est elle qui n’est plus digne de lui, lui qui se sacrifie pour sa patrie, qui devient héros national, elle qui va à l’encontre de son pays à cause d’un deuil individuel pour un père qui, en plus, allait contre son roi.

 

© LE CID

« Le « nom » du héros devient beaucoup plus qu’un titre, consacrant une synthèse historique momentanée : c’est une essence, qui l’immortalise. A un certain degré de vaillance, que ni Don Diègue ni Don Gomes n’avaient atteint, le héros échange ses actes contre un nom, qui a lui-même, tel le nom divin, vertu agissante : « qu’à ce grand nom tout cède », « à ce seul nom de Cid ils trembleront d’effroi » dans la bouche du roi même ; en plus, Rodrigue n’a plus le nom de son père mais le sien propre, il n’a plus besoin de l’héritage héroïque il est l’héroïsme à lui seul. (C’est le contraire de ce que dit Hugo dans la légende en montrant Rodrigue s’occupant des chevaux de son père.. ; « Ici je suis chez mon père » à vérifier citation pas exacte à mon avis).

 

©Duel :

le premier duel est avorté le second n’est pas montré, le troisième non plus et d’ailleurs pas fini, la bataille des Mores racontée chez Guillén de Castro il y a une partie de bataille en direct. Ici la violence est intériorisé, ne montre pas l’action mais les conséquences indirectes.

La parole est action dans le cid

Préface « Dans le cid, le duel compte moins que l’affrontement qui se joue à l’intérieur de l’âme du héros ».

Tout repose sur cette intériorisation des obstacles d’autant plus que l’auteur se refuse de compliquer les relations personnages avec des intrigues croisées etc. ce qu’il fait dans Illusion comique avec Lise qui agit réellement contre les amoureux et le duel qui se réalise vraiment entre les deux prétendants.

 

©Le comte

Sa mort est en fait châtiment parce qu’il ne respecte pas la parole du roi et croit que celui-ci lui doit quelque chose par rapport à ses exploits.

De ce fait, la vengeance de Chimène ne se justifie pas, d’autant que Rodrigue est au roi ce que celui-ci a perdu dans le comte, tout en se montrant quand même soumis il dit ne pas respecter tous ses honneurs.

Préface

« A travers le refus d’obtempérer du Comte, le roi affirme sa conception de la monarchie : si grand que soit un seigneur, si essentiel qu’il soit au salut de l’état, il n’en doit pas moins se soumettre à l’autorité royale » paroles riches d’échos dans la France de la 1e ½ du XVIIe siècle Richelieu accusé de tyrannie pu vouloir soumettre complètement les grands à l’autorité de Louis XIII  «  Il s’est pris à mon choix, il s’est pris à moi-même ».

 

©L’INFANTE

Comme Matamore elle fait comme si elle donnait à Chimène son Rodrigue « allons encore une fois le donner à Chimène » mais elle ne lui donne rien du tout il a toujours été à Chimène et jamais à elle.

C’est la seule qui avec Rodrigue a droit à des stances. C’est la voix du lamento. Personnage de la solitude. Léonor incarne – pour moi- sa conscience qui a cause passion s’est extériorisé. Rappel à l’ordre dans le sens strict. L’infante est toujours entre résignation et flambée d’espoir. Parce que le dépassement de soi n’est chez elle qu’un mot – et que comme fille elle ne se réalisera que mariée par son mari- sa décision irrévocable toujours remise en cause : elle ne se sacrifie jamais réellement puisqu’elle n’a rien à donner, Rodrigue est déjà à Chimène ; pas sacrifice mais résignation. Stade que Lise, pourtant comédie, dépasse car elle donne réellement Clindor à Isabelle.

 

Personnages qui existait déjà chez Guillén de Castro.

Da part la fureur de Chimène, pour moi c’est le personnage le plus féminin, avec Elvire qui parle le langage de l’amour ( elle est le contraire de Léonor qui parle le langage de l’honneur)

 

JEAN BOORSCH

« Elle ne fait que se laisser toucher diversement par la diversité des événements » « N’est-ce pas dire, en partie, qu’elle a avant tout un rôle de résonance émotive ? (…) on s’aperçoit qu’elle est toujours dans une scène contiguë à une autre où paraît Chimène : c’est exactement comme si elle reprenait en mineur, et sur un thème alterné, les motifs d’émotion que vient de développer Chimène ».

 

© ILLUSION

« le spectateur est trompé et Corneille lui ménage un autre plaisir : relire la pièce pour déceler les artifices de l’illusion et les indices qu’ils s’amuse à disposer »

 

 

© JEU DE DOUBLE dans Illusion comique

Géronte- Pridamant

Matamore et Alcandre (principe du théâtre personnifié)

Dorante et Clindor

 

©LE TEMPS

Doubrovsky

Même personnage mais çà) des époques différentes Don Diègue, le comte, Rodrigue. Don Sanche ne rentre pas dans cette succession des générations donc pas de place dans le cœur de Chimène.

 

« Don Diègue découvre dans l’horreur et l’humiliation que le passé est tout entier en suspens dans le présent »

Suprématie impitoyable du présent dans les vers célèbres «  O vieillesse ennemie »

Ce n’est pas seulement l’héroïsme individuel qui est déchu mais toute une lignée

Pb du conflit des générations Don Diègue symbolise les valeurs féodales qui n’ont plus cour.

 

Le temps de réflexion de Rodrigue :

« Le temps mort de la réaction, la faille entre l’être et le vouloir (…) c’est tout simplement l’épaisseur en lui du naturel et du sensible ».

 

©L A CONQUETE DES MORES

 Doubrovsky

« cette conquête irrésistible de l’espace ne serait rien sans une conquête // du temps. Il ne s’agit pas seulement, pour le héros, de s’assurer la possession spatiale du monde et d’autrui dans le présent, mais de perpétuer dans l’éternité »

Les Mores = entrée de l’histoire sur la scène au milieu de conflits individuels ( ambition du comte, honneur de Don Diègue, amour des jeunes gens).

 

©TRAGI COMEDIE

D’Aubignac contre parce que le spectateur sait d’emblée que le dénouement sera heureux : « si bien que tous les incidents qui troublent l’espérance et les desseins des principaux personnages ne touchent point le spectateur, prévenu de la connaissance qu’il a du succès contraire à leur crainte et à leur douleur ».

Pour d’Aubignac « Une pièce de théâtre porte ce nom de tragédie seulement en considération des incidents et des personnes dont elle représente la vie, et non pas à raison de la catastrophe ».

 

©COMEDIE

Corneille

« Dans les comédies(…) j’ai presque toujours établi deux amants en bonne intelligence, je les ai brouillés ensemble par quelque fourbe, et les ai réunis par l’éclaircissement de cette même fourbe qui les séparait ».

 

©VRAISEMBLANCE ET UNITES

Pour Corneille, les règles sont une donnée de la tradition de l’art dramatique et nullement une déduction rationnelle du principe de vraisemblance. De plus, transposition théâtrale d’épisodes romanesques : la tragi-comédie en a conservé le principe de dérouler une aventure qu’elle saisit à la naissance.

« Le scène est à Séville »= que l’action soit enfermée dans une seule et même ville ne veut pas dire que lieu unique.

 

©REGARD VOIR ETRE VU

« Ah quelle cruauté, qui tout en un jour tuë

le père par le fer, la fille par na veüe ! »

« je l’ay veu, j’ay nagé mon honneur et mon pere »

importance du thème de la nuit

« je cherche le silence et la nuit pour pleurer ».

Voir au théâtre (théâtre regard) c’est faire exister. Valeur d’acte.

« Sire, mon père est mort, mes yeux ont veu son sang »

Importance du décor du coup

« Ici tous les objets me parlent de son crime » dit Chimène IV 1

 Mais aussi de vérité Illusion comique Isabelle

V 3 « au milieu de la nuit je ne vois que trop clair »

Problème de l’aveuglement de celui qui ne veut pas voir la vérité mais aussi du soigne vu ( épée de Sanche) qui est mal interprété.

« mais, madame, escoutez. »

Que veux tu que j’écoute ?

Après ce que je vois puis-je être encore en doute ? »

* Regard sera d’ailleurs trompeur aussi dans illusion comique et l’acte V : illusion = fondée sur le regard.

 

STAROBINSKI

« Aimer, mourir, c’est être la proie d’un regard, et parfois du même regard ».

la vérité est quelque chose qui se voit avant d’être quelque chose qui se sait.

 

« Chimène et Rodrigue se conduisent selon la même règle. Ils ne surmontent pas leur amour pour l’anéantir (…) mais pour le dissimuler, et agir comme s’il n’existait pas. On voit alors très clairement comment l’idée de gloire, au même titre que les injonctions de la bienséance et du devoir, contraint les êtres à se dédoubler entre un « dehors » et un « dedans » ».

 

« Car ce qui se dédouble Illusion comiquei, ce n’est pas un être vrai et un paraître mensonger, mais une part de l’être qui a droit d’apparaître au grand jour, et une part à laquelle ce droit est refusé ».

 

© AMOUR

« L’amour est un tyran qui n’espargne personne » L’infante.

Amour = maladie topos médiéval

II, 5

« Ah ! qu’avec peu d’effet on entend la raison

Quand le cœur est atteint d’un si charmant poison !

Alors que le malade aime sa maladie

Il ne peut plus souffrir que l’on y remédie ».

 

« Mon juge est mon amour, mon juge est ma Chimène

Je merite la mort de mériter sa haine

Et j’en viens recevoir comme un bien souverain

Et l’arrest de sa bouche, et le coup de sa main »

 

Pour Rodrigue, l’amante est le juge, il vit sous la loi du cœur et non plus sous la loi du roi. Il part d’ailleurs sans son autorisation contre les Mores, pur gagner l’honneur et par celui-ci être à nouveau digne de Chimène

 

© L’AMANTE ENNEMIE

Préface

« Aimer celui qui est jugé responsable de la mort du père, et dont la tête est mise à prix, c’est en effet, un des thèmes rois de la tragi-comédie ».

« dedans mon ennemy je trouve mon amant »

 

« Rodrigue dans mon cœur combat encore mon père.

Il l’attaque, il le presse, il cede, il se defend ,

Tantost fort, tantost fauible, et tantôt triomphant »

 

Rodrigue « j’ay retenu ma main »

Pb car c’est celle qui doit se battre pour son père, mais aussi celle qu’on donne pour se marier.

 

« Et si jamais l’amour eschauffa tes esprits

Sors vainqueur d’un combat dont Chimène est le prix »

 

 

DOUBROSKY

« la lutte à mort la plus difficiles des consciences n’est pas guerrière, mais amoureuse. Ici se fait le raccord avec l’univers des comédies, où le projet de maîtrise avait uniquement affaire à l’amour. Le dépassement dialectique du monde comique par le monde tragique est aussi conversation »

 

« L’amour, dans son essence, consiste, pour reprendre l’admirable vers de la Maison du Berger, à aimer « ce que jamais on ne verra deux fois »

C’est ce qui fait du moi héroïque un individu irremplaçable.

L’amour héroïque, loin d’organiser la fuite vers le pays de tendre, se situe d’emblée au cœur du monde, qu’il accepte totalement pour pouvoir mieux le refuser ».

 

© ETHIQUE ARISTOCRATIQUE

Doubrovsky

Double dimension :

_ projet individuel

_ projet intersubjectif

dans la mesure où émerge une pluralité de moi héroïques, jetés dans la coexistence. Cette coexistence, d’ailleurs, est double :

_ Horizontalement, elle réunit des individus dans un même espace et les constitue en classe

_verticalement, elle les relie les uns aux autres dans le temps te les constitue en race.

 

©LA DOULEUR

Doubrovsky

Elle a un sens et un rôle

Paralysante elle permet de ne pas agir tout de suite, puis « l’impossibilité de choisir contre l’honneur et contre l’amour conduit bientôt à la tentation du suicide

321« Il vaut mieux courir au trépas »

328-330 « Tout redouble ma peine

Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir, Mourrons du moins sans offenser Chimène »

Illusion d’un choix qui en vérité n’existe pas ( moi= car suicide = offense envers à la fois le père à la fois l’aimée)

 

©APPARENCES

Forestier«  la tragédie cornélienne est dans ses formes les plus hautes de résultat d’une quête de la maîtrise des apparences »

© AUTRUI ET RECONNAISSANCE DE SOI PAR AUTRUI

Doubrovsky

pour être reconnu par autrui comme une conscience selon Hegel le seul moyen = « s’élever au-dessus de la vie » Le désir humain ou le désir de reconnaissance par autrui devra donc se manifester par le risque volontaire de la vie, l’affrontement délibéré de la mort. Or , puisque toute reconnaissance est réciproque, il ne peut s’agir que d’un double risque, encouru de part et d’autre, ce qui est la def même du combat. D’où le mot célèbre par lequel Hegel résume la première étape des relations humaines : « chacun tend donc à la mort de l’autre » Phénoménologie de l’esprit.

Hegel « le mouvement de l’abstraction absolue, mouvement qui consiste à extirper de soi tout l’être immédiat », toute la dépendance sensible.

On est reconnu par l’autre comme étant au-dessus de la vie seulement comme le souligne KOJEVE

« ce survivant, ne pouvant être « reconnu » par le mort, ne peut pas se réaliser et se révéler dans son humanité…pour que la réalité humaine puisse se constituer en tant que réalité « reconnue », il faut que les deux adversaires restent en vie après la lutte ( moi= en plus soumission, la vie de celui qui est vaincu pas un cadeau) ».

rapport esclave/maître.

©HISTOIRE

Doubrovsky

« Si le moi cornélien passe nécessairement par l’histoire, sa suprême affirmation s’y arrache et la nie. Or, la négation de l’histoire, qui la conserve et tout à la fois la dépasse, c’est la légende ». Entrer dans la légende = entrer dans l’intemporalité au cœur du temps. Dédoublement de l’identité individuel te de l’être collectif approprié par la légende qui a fait les exploits. Pb d’accord entre les deux est résolu par le roi qui donne Chimène comme prix d’un combat «  sors vainqueur d’un combat dont Chimène est le prix ».

« l’acte héroïque de R. ne débouche que sur le vide, et il demeure inutile, tant que l’énergie amoureuse n’est pas convertie en énergie historique ».

© MOI EPIQUE MOI HEROIQUE

Doubrovsky

« Le moi héroïque (…) même lorsqu’il paraît engagé dans une action collective, ne poursuit que des fins individuelles. Le Moi épique est solidaire, le Moi héroïque solitaire ». Tous derrière Rodrigue mais Rodrigue à part. le nous ne reste pas longtemps, ils attendent son signal à lui, c’est lui qui organise l’attaque etc. Ils sont les bras d’une seule tête qui est Rodrigue, plus le bras de son père mais une tête maintenant, libéré de cette sujétion.

 

©HONNEUR

Malraux « le héros prend enfin sa dimension totale (…) se définit le sens ultime du projet héroïque (…) être plus qu’homme, dans un monde d’hommes. Echapper à la condition humaine (…) Non pas puissant : tout-puissant…tout homme rêve d’être dieu

Doubrovsky.

Chez Corneille « le mouvement de divination doit se réaliser « hic et nunc » s’emporter d’un seul coup, et maintenant dans l’absolu ».

© GLOIRE ET HONNEUR

STARO

 

« la gloire prend corps dans le nom »

« Plongé dans le temps historique, il s’y maintient indestructible , et assure à l’existence héroïque l’identité continue où s’absorbent les actes volontaires instantanés : le nom est porteur du « nouveau jour », il donne son identité à la « vie seconde » (…) toutes les énergies de l’âme viennent l’habiter. Aussi prend-il la valeur d’un visage. Il est l’effigie du sur-moi héroïque ».

« sais-tu bien qui je suis ? » le nom est un masque qui montre la vérité rayonnante de l’être = parfaite identité des actes et du nom. Le contraire = mata more.

 

© RELATION PERE FILS

I,5

« Si Rodrigue est mon fils, il faut que l’amour cède,

Et qu’une ardeur plus haute à ses flammes succède ;,

Mon honneur est le sien, et le mortel affront

Qui tombe sur mon chef rejaillit sur son front »

 

« (…) je connais ton amour

mais qui peut vivre infâme est indigne du jour »

 

 

En vrac

Attention épée et symbole.

Pb vraisemblance fin corneille ayant préféré le vrai et l’historique

Les jeux des rivaux deux vieux deux jeunes dans le cid. // Deux prétendants pour une femme, deux prétendantes pour un homme dans les deux pièces.

  






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